J'ARRETE TOUT.
jeudi 20 mai 2010
Ils m'ont tout dit. Toute leur vie, devant mes yeux. Tous ce qu'ils ont vécu. Famille affreuse. Enfance massacrée. Et tout le reste. Apprendre seul. Vivre des moments de solitude. Se demander ce qu'on fou là. Et puis se reprendre en main. Se battre devant le silence, l'alcool, les coups, la drogue. J'ai tout appris. Tout. La moindre de leur parcelle intime était à découvert, j'y est puisé comme on y recher des mines d'or. Et puis ça m'a complètement changé. J'avais envie deles prrendre dans mes bras, de les serrer très fort. La terre pourrait bien se briser, dans nôtre cocon à trois, on serait intouchable.
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Ne pas se laisser abattre. Ne pas se laisser abattre. Ne pas se laisser abattre. Ne pas se laisser abattre. Ne pas se laisser abattre. Ne pas se laisser abattre. Ne pas se laisser abattre. Ne pas se laisser abattre. Ne pas se laisser abattre. Ne pas se laisser abattre. Ne pas se laisser abattre. Ne pas se laisser abattre. Ne pas se laisser abattre. Ne pas se laisser abattre.
samedi 15 mai 2010
J'ai sentie l'odeur des champs, le bonheur des abeilles, l'herbe fraîche sous ma foulée [♥]
" Cours Orianne, cours ! "

C'était son moyen de me demander de partir, avant de faire une quelconque bêtise. Avant de faire n'importe quoi. C'était son conseil d'ami, c'était mon échappatoire. Lui seul, savait à quel point mon coeur tambourinait dans ma cage thoracique, lui seul savait que si je restais une seule minute de plus entre ces quatres murs j'allais étouffer.
J'ai raccroché.
Il m'avait appelé, il était toujours là, toujours avec moi, il me soutenait. Ca faisait un mois que l'on ne se parlait plus, un mois que son abscence me dérangeait. Mais quand le téléphone a sonné, que c'est sa voix qui s'est fait entendre dans le combiné alors c'est comme ci, rien de tout cela ne s'était produit. Tout d'un coup, je me suis mis à y croire.
Il allait me sortir de là, c'est mon médicament, mon bonheur quand ça ne va pas. Comme d'habitude il a trouvé. Rien que les mots justes, comme toujours. Juste cette phrase. C'était du "lui".
Et moi, je l'ai écouté, je l'ai fait.
J'ai couru.
Le plus longtemps possible, sans m'arrêter. Je suffoquais, je voulais abandonner, arrêter. Mes muscles me suppliaient de stopper le calvaire. Mon sang bouillonait dans mon corps au bord de l'inconscient. Mais j'ai continué, j'ai tenu bon. Jusqu'au bout. Pour la première fois, je me suis sentie vivante, libre. Ivre de tout. J'ai vécu, à ce moment là, on pourra dire que j'étais enfin apaisée. Et j'ai enfin réussi à faire le vide, à libérer le poids de mon subconscient qui faisait un mal de chien depuis des mois. J'ai continué.
2 000 mètres d'un coup. 2 000 mètres à me répéter que finalement, je t'aimais. Finalement j'avais tout faux.

"Au bout d'un moment faut arrêter de réfléchir. A force d'être trop intelligente t'en oublis tes sentiments."
vendredi 14 mai 2010
C'est décidé j'abandonne. JE LAISSE TOMBER OUAIS.
Je me retrouve comme une conne à regarder le temps qui s'écroule autour de moi...
C'est décidé, il faut que je change d'air.
mardi 11 mai 2010
lundi 10 mai 2010
J'y crois encore.
Il est 02h45. Sa chambre est éclairée par le halo de son portable. Mais elle ne répondra pas à tous ces messages, qu'est-ce qu'elle s'en fiche de tous ces gens. Ils s'inquiètent pour elle, c'est bien pour eux. Pas le courage, pas l'envie. Elle leur répondra demain par un sourire, un mot tendre ça marche toujours. De toute façon s'ils ne sont pas contents, qu'ils aillent se faire voir. Ca ne les concernent pas, ça ne concerne qu'elle. Et elle seule. Sur son lit, y a pas que le portable qui traîne. Mais ça, ça importe peu. Elle est là, toute seule, roulée en boule dans sa couette. Tellement grande sa couette, qu'on a l'impression qu'elle pourrait l'avaler entièremment. Elle est tellement fragile. Puis surtout.. Elle a mal. Affreusement mal. Mais pas que mal physiquement, moralement aussi elle a mal. Surtout moralement en fait. Les larmes coulent sur sa joue. Elle ne les essuient pas. Ca roule sur ses joues, ça tombe sur son oreiller, sa couette, ses photos, son passé, mais elle s'en fou. Ce qui l'intéresse à ce moment là, c'est sa paire de ciseaux, et le mouchoir noyé de sang, de son sang juste à côté. Encore une entaille ? Voilà la question qu'elle se pose, chaque soir, dans le noir. Aujourd'hui ça saigne pas mal. Ca fait la cinquième de la soirée. Deux sur le bras gauche, une sur le bras droit, et deux sur le bassin. Sur le bassin, les plaies sont profondes et ça saigne encore. Mais elle est comme ça, elle fait pas les choses à moitié. Alors elle recommence. Un, deux, trois. La paire de ciseaux griffe sa paume, tombe violemment. Celui-là, elle l'avait pas vu venir. Elle pousse un juron, et ramasse son mouchoir déjà tâché. Le sang chaud coule déjà de sa veine. Cette entaille-là, elle sera plus profonde que les cinq précédentes. Petit à petit la douleur diminue, elle ne la sent presque plus, elle ne sent plus rien en fait. Elle se sens de plus en plus vide, molle et vide. Ce soir, ses forces l'abandonnent, et le sang coule encore. elle n'a plus la force de parler, de hurler, d'appeler ses parents pour qu'ils viennent l'aider. C'est fini, et ça elle le sait. Y'aura pas de prochaine fois. Alors elle se laisse aller, elle tombe doucement, telle une plume sur son oreiller. Le sang lui bourdonne dans les oreilles, elle compte les battements de son coeur, essaye de se rappeler comment c'était avant.. Trois battements plus tard, son coeur s'est arrêté.<<>>
Pour Marie que j'aime tant..
dimanche 9 mai 2010
J'aurais voulu tomber amoureuse de toi.
J'aurais voulu te dire à quel point je t'aimais toi. Mais les seuls mots qui ont réussi à traverser ma gorge furent "je t'embrasse".
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